Réveil aux premiers rayons de soleil aujourd'hui au jachilatamal. Et pour cause, notre chambre démunie de volets est orientée plein est.
C'est un mal pour un bien, car un un invité de marque nous accueille aujourd'hui ...
Marche, métro, train ... A peine trente minutes après le départ le voila qui se dévoile déjà à nos mirettes. En arrière plan de quelques massifs se détache sa silhouette reconnaissable entre toutes.
De virages en virages nous passons de bord en bord, jamais bien loin nous le gardons en vue tant bien que mal, jusqu'à ce qu'au détour d'un vallon il nous abandonne pour la première fois.
Heureusement, dans ce train la première voiture offre une vitre panoramique pour nous aider à meubler un temps notre désarroi.
Un p'tit bout d'bus plus tard nous voilà sur les rives du lac Hakone-ko.
On sait qu'en partant directement à gauche nous pourrions le voir rapidement. Mais les quelques nuages au fond nous enjoignent de patienter un peu ... au cas où ...
Alors à droite toute ! Une porte marine et un temple nous tendent les bras. Après quelques barques et pédalos-cygnes enchapeautés commence le chemin forestier longeant le lac, et les quelques bribes de rouge vif qui transparaissaient entre les branchages saturés de vert finissent par se dévoiler totalement.
Pourquoi attendre une meilleure occasion de prendre une photo noir et blanc ?
Il n'y à plus qu'à grimper l'escalier pour atteindre le temple et son jardin. Mais alors quelle meilleure opportunité aurons nous de ne pas vous montrer de photo de temple ? Ne vous souciez pas de cela pour l'instant, vous serez rapidement rassasiés.
N'y tenant plus je vous l'accorde, la descente est rapide. Et nous avons vite fait de repartir vers cette fameuse rive gauche pour enfin découvrir ... Que les nuages n'ont pas daigné se déplacer autant que nous l'espérions ...
C'est donc enjoué mais tout de même un tantinet désappointés nous devons bien l'avouer, que nous vous présentons notre meilleur cliché du mont Fuji. Certes il faut chercher. Certes il s'est un peu dérobé, mais pendant que vous chercherez attentivement vous aurez tout loisir de contempler la couleur qu'il manquait au Tori susmentionné.
Mais c'est bien pour laisser place à notre imaginaire que ce gredin se cache ainsi ... et fort heureusement crayons et feutres fusent même si les fusains ont fui.
Ballade, presqu'île, colline. Point de vue plus haut, mais point de vue plus claire.
Les sentiers nous ramènent lentement vers les cygnes enchapeautés, et quelques makis plus tard le bus nous arrache à ce paysage pour nous rendre à la civilisation moderne.
Un grand merci à Kanako que j'ai eu l'occasion de croiser ce soir là au détour d'un hall de gare, grâce à toi nous allons pouvoir vous raconter les méandres du temple des mousses.
En attendant, un grand merci à vous tous pour les commentaires et petits mots, ça nous fait toujours énormément plaisir; keep it that way!
oubliées nos inquiétudes.
RépondreSupprimercela nous fait sourire
à nouveau un automne
sous le ciel de vos errances...
le mont Fouji...timide!!!capricieux!!!
pour l'aider à se découvrir existe un truc:
pour le mont Fuji
elles coassent
les grenouilles aux culs alignés
Issa (1763-1827)
oui oui...un haiku...un vrai
très touchés par les beaux dessins de laurence
merci pour photos et commentaires
à bientôt bisous
Cette photo où le mont Fuji se montre si pudique, je l'aime beaucoup. Il aurait été dommage de faire le cent millionième cliché identique d'un Fuji gardant la pose.
RépondreSupprimerBasho écrivait:
Sur mon éventail
je mets le vent du mont Fuji
voilà le souvenir de Edo*
*ancien nom de Tokyo comme vous le savez.
Mais ! Quelques temps plus tard (ou peut-être était-il simplement de mauvaise humeur ?) :
RépondreSupprimerLa pluie brumeuse
un jour sans voir le mont Fuji -
que c'est agréable !
BAISERS MON COEUR / PAPOUNE
RépondreSupprimerTrop hâte de lire la suite de votre voyage nippon et surtout vos impressions après la cérémonie du temple des mousses ! Un petit air de "ça plane pour moi" vous trouvez pas ? ;) Ecoutez bien !
RépondreSupprimerBisous de nous deux et contente que vous ayez vu Kanako !!
Je suis impressionné par ce train tout droit sorti des seventies
RépondreSupprimerSuper tout ça !
RépondreSupprimerJ'ai hâte de voir les photos du temple des mousses...
Hello Cérioc, nous suivons avec assiduité votre nipponais périple tout en préparant notre multimembres périple.
RépondreSupprimerSigné: La mamoc de Cérioc (t'as vu, j'ai même réussi à faire un commentaire! Utilisation blogguesque en progrès),et le compagnoc de la mamoc de Cérioc.